Réconcilier l’industrie chimique et la société civile
Le procès en appel d’AZF occupera le paysage médiatique au moins jusqu’à la fin de l’année 2011. Les images du drame font de nouveau le buzz, instrumentant l’émotion populaire avec un succès d’audience quasi assuré.
Cet évènement renforce dans l’opinion l’idée que toute activité économique constitue en soi un danger potentiel. C’est au final la dictature du risque zéro qui l’emporte. Nous avons là un exemple majeur en local.
La chimie toulousaine a perdu une grosse partie de ses effectifs. Aujourd’hui la filière souhaite se relancer en pariant sur de nouvelles technologies plus sûres et innovantes avec des collaborations étroites entre la R & D et nos entreprises. Nous avons à Toulouse l’une des meilleures écoles de chimie en Europe avec un nouveau campus et des laboratoires au top niveau. Mais la plupart de ces ingénieurs partent faire leur carrière hors de la région ! Ce potentiel de croissance va-t-il être sacrifié ? Nous avons besoin de la chimie pour notre industrie pharmaceutique et dermocosmétique, l’agroalimentaire, les nouveaux matériaux et carburants alternatifs de l’aéronautique…
La chimie est dans le collimateur mais ce sont en fait toutes les activités de production ou de R & D à risque aussi infimes soit-elles qui peuvent être menacées par une campagne médiatique.
Nous sommes au Medef totalement opposés à la dictature du risque zéro. Mais pour autant il est nécessaire d’accompagner nos entreprises vers plus de sécurité et moins d’impact sur l’environnement. C’est désormais la voie que nous suivons avec une réglementation parmi les plus sévères au monde.
Les pouvoirs publics ne doivent pas céder à l’émotion du moment, en soutenant nos projets, porteurs de croissance et d’emplois. Face au poids des images, il faut sans doute aussi séduire «les cœurs» en réconciliant la société civile avec son industrie.
Edito Novembre 2011
Le procès en appel d’AZF occupera le paysage médiatique au moins jusqu’à la fin de l’année 2011. Les images du drame font de nouveau le buzz, instrumentant l’émotion populaire avec un succès d’audience quasi assuré.
Cet évènement renforce dans l’opinion l’idée que toute activité économique constitue en soi un danger potentiel. C’est au final la dictature du risque zéro qui l’emporte. Nous avons là un exemple majeur en local.
La chimie toulousaine a perdu une grosse partie de ses effectifs. Aujourd’hui la filière souhaite se relancer en pariant sur de nouvelles technologies plus sûres et innovantes avec des collaborations étroites entre la R & D et nos entreprises. Nous avons à Toulouse l’une des meilleures écoles de chimie en Europe avec un nouveau campus et des laboratoires au top niveau. Mais la plupart de ces ingénieurs partent faire leur carrière hors de la région ! Ce potentiel de croissance va-t-il être sacrifié ? Nous avons besoin de la chimie pour notre industrie pharmaceutique et dermocosmétique, l’agroalimentaire, les nouveaux matériaux et carburants alternatifs de l’aéronautique…
La chimie est dans le collimateur mais ce sont en fait toutes les activités de production ou de R & D à risque aussi infimes soit-elles qui peuvent être menacées par une campagne médiatique.
Nous sommes au Medef totalement opposés à la dictature du risque zéro. Mais pour autant il est nécessaire d’accompagner nos entreprises vers plus de sécurité et moins d’impact sur l’environnement. C’est désormais la voie que nous suivons avec une réglementation parmi les plus sévères au monde.
Les pouvoirs publics ne doivent pas céder à l’émotion du moment, en soutenant nos projets, porteurs de croissance et d’emplois. Face au poids des images, il faut sans doute aussi séduire «les cœurs» en réconciliant la société civile avec son industrie.
Philippe ROBARDEY
Président du Medef de la Haute-Garonne