Economie

Pourquoi et comment piloter son entreprise ?

    Tous les mois retrouvez  le point de vue d'un de nos experts sur un sujet d'actualité.

    Ce mois ci, Cécile Thomas, Responsable du Développement et des Partenariats au sein du cabinet Axylis et membre de la commission Stratégie, Finance et Relance nous donne son point de vue sur le "Pilotage de l'entreprise"

    Le pilotage, un mode de gestion proactif et dynamique pour son entreprise
    Pour un chef d’entreprise, il y a deux manières d’envisager l’exercice des comptes annuels. La première, minimaliste, consiste à se pencher dessus une fois par an en fin d’exercice, au moment de transmette les éléments à son expert-comptable pour qu’il établisse le bilan de l’année écoulée. Dans cette optique, il s’agit simplement de remplir une obligation légale envers l’administration fiscale, visant à déclarer son résultat pour s’acquitter de ses impôts. C’est nécessaire, mais au bout du compte d’une utilité limitée pour la gestion quotidienne de l’entreprise. La seconde attitude, plus proactive, consiste à s’y intéresser tout au long de l’année pour tirer pleinement parti de la mine de renseignements que constituent les chiffres de l’entreprise. Il se donne alors les moyens de mettre en œuvre un véritable pilotage, beaucoup plus profitable et confortable que la navigation à vue.
     
    Les avantages du tableau de bord
    Piloter son entreprise, c’est connaître à tout moment sa situation réelle et élargir son champ de vision pour être capable d’anticiper, gagner en agilité et prendre des décisions fondées sur des éléments chiffrés objectifs. Cela nécessite de faire le point régulièrement, et il existe un outil parfaitement adapté pour cela : le tableau de bord.
    Celui-ci commence par une première étape en début d’année, le budget prévisionnel d’activité, dans lequel le chef d’entreprise anticipe ce que seront son chiffre d’affaires, ses charges, ses marges, etc. Bien entendu, pour que le tableau de bord ait du sens, ces données doivent refléter la stratégie et traduire en chiffres les opérations envisagées pour l’année : investissements, actions commerciales, recrutement, communication…
    Ensuite, à intervalles réguliers, il peut comparer les performances réalisées avec le prévisionnel. Cela lui permet de se situer de manière objective : si les résultats intermédiaires sont conformes aux prévisions, le chef d’entreprise se trouve conforté dans sa stratégie et gagne en sérénité. A l’inverse, le fait de savoir que les choses ne se passent pas exactement comme prévu est essentiel pour prendre à temps des mesures correctives, redresser la situation et réajuster le prévisionnel. 
    Au bout du compte, il connaît en temps réel l’état de trésorerie et le niveau de rentabilité de son entreprise, et son avancement sur les objectifs fixés, et, quand arrive la fin de l’exercice, n’a pas de mauvaise surprise. 
    Par ailleurs, au-delà de son utilité pour le pilotage de l’entreprise, le tableau de bord représente un support essentiel pour communiquer avec ses associés ou avec des financeurs, qu’il s’agisse de banques, d’institutions publiques ou d’investisseurs. 
     
    Un point de départ pour prendre du recul
    Tout chef d’entreprise se demande à un moment ou à un autre s’il peut investir, recruter, faire une demande de subvention, comment optimiser son niveau de charges pour réduire ses impôts, à quel niveau fixer sa rémunération, et finalement comment optimiser ses performances. Toutes ces questions peuvent trouver des réponses dans le tableau de bord à partir du moment où l’on arrive à faire une lecture qualitative des données clés de l’entreprise.
    Cet outil ne trouve donc sa véritable valeur ajoutée qu’en allant au-delà des données comptables.